Critiques

Celle d’une amie…

Les mots sont tantôt crus, tantôt tendres, tantôt haineux ou amoureux mais jamais vulgaires. Sandrine nous livre au travers de ces textes, ses angoisses : un corps qui change, la vie qui passe, la mort qui passe aussi, l’amour et la haine qui s’enchaînent, la vraie solitude, la fausse compagnie, l’argent, le sexe, la maladie, la folie… et si la réponse, la vérité se trouvait dans le regard d’un chat ?
A propos d’une nouvelle :
« Quand le chat n’est pas là, les souris dansent ».
Dans la vraie vie, Sandrine a jeté son poste de télévision depuis belle lurette et est végétalienne par amour et respect des animaux… mais ne se prive pas d’autoriser à ses personnages ce qu’elle s’interdit à elle-même. Alors quand une mère et sa fille font bombance de jeux télé et d’abats… le père est abattu.
Je savais que le tabac t’abat, mais pas que l’abat tue. Leur manque que la clope aux becs à ces deux là !
Alexandra, Assistante D.R.H.

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Ils ont aimé…

Dès le premier livre terminé, on se jette dans le deuxième et c’est bien tristement qu’on découvre ensuite qu’il n’y en a pas de troisième car il est bien difficile de s’extraire de cet imaginaire si intense, si varié dans lequel on est aussitôt happé. Cet imaginaire enrichi à la fois par une perception particulièrement aiguë de toutes les impressions et de toutes les émotions vécues et aussi par des bouffées de souffrance que l’on sent parfois comme allant aux limites de l’extrême est canalisé et magnifié par une écriture très personnelle, tour à tour violente, crue, poétique, percutante mais toujours hyper sensible et d’une grande fluidité. On pense alors à Rilke : « une œuvre d’art est bonne quand elle est née d’une nécessité ».
Frédéric B., Professeur de piano

La difficulté, voire l’impossibilité d’être soi, la haine rentrée, la détresse silencieuse… « N’aie jamais d’enfant » descend dans les tréfonds de l’âme humaine, réveille nos démons d’enfants mal aimés, d’adultes trahis, dans une succession de nouvelles au style heurté, saccadé comme une respiration, qui prend à la gorge jusqu’à la fin, des fins à chaque fois inattendues et qui claquent comme des gifles. Comme des vérités indicibles.
Christine L.,
  Journaliste

Des chats qui remplacent des enfants, des enfants auxquels on fait promettre de ne rien répéter, de ne pas ouvrir la porte, ou de ne pas avoir d’enfants, des parents qui n’assument pas leur rôle, une femme qui s’essaie au SM tout en pensant à son enfance…
Un patchwork d’enfances violentes, et malgré cela, un ton léger, humoristique et parfois, empreint de poésie. Au final, un livre plein de grâce, qui ne laisse pas indifférent.
La nouvelle qui m’a le plus touchée :
« Fermer », texte très court, haletant, terrible et poétique à la fois.
Celle qui m’a le plus amusée :
« Aujourd’hui, je vais bien. » Un récit étrange autant que délirant.
Marion F.,
Professeur des écoles